De la Patagonie au Pérou

Attention : Ceci est un très long post. Il résume plus d’un mois de voyage, c’est du lourd. Si vous voulez voir plus de photos, cliquer sur le lien « photographie » dans le menu du haut pour être redirigé sur ma galerie flickr.

On ne peut pas dire que j’ai actualisé ce blog dernièrement. Je suis au Pérou et depuis que j’ai quitté le Chili, j’ai rarement eu de moments où me poser. Toujours quelques choses à aller voir, des vallées à explorer, et ce, rarement seul. J’ai fait tout mon voyage en Bolivie en compagnie de 3 Argentins et passé une bonne partie de mon premier trek dans le canyon de Colca (Pérou) avec une bande d’Américains. J’ai aussi retrouvé par hasard dans mon hôtel, en passant à La Paz, Étienne et Pauline, le couple de Français rencontré à Iguaçu et que je croise depuis 3 mois de temps en temps. Bref, rarement le temps de me retrouver devant mon ordinateur avec rien d’autre à faire que de finalement mettre à jour mon blog.

Quoi de neuf depuis mon dernier poste écrit depuis Ushuaia ? Le lot habituel du voyageur vraiment… Des belles rencontres et la découverte d’endroits sublimes. Dans l’inhabituel : J’ai arrêté de faire du stop depuis la Bolivie, je me suis séparé de mes oh combien formidable chaussure de trail Salomon pour les remplacer par des sandales (des « keen » pour les connaisseurs), j’arrive finalement à tenir ma résolution d’un jour de jeûne par semaine et à faire de l’exercice tous les deux jours (genre intervalle de pompe, squat, burpees) pour garder la forme. J’ai brûlé depuis longtemps la confiture de lait dont je me suis gavé en Argentine, mais je me rends compte que depuis que j’ai un peu plus de muscles, porter mon sac se fait sans problème alors qu’avant, j’avais systématiquement une douleur qui apparaissait dans le haut du dos.

Alors pour la petite histoire sur ce qui s’est passé depuis mon dernier poste :

Ushuaia : On va à Ushuaia juste pour dire qu’on y a été ou pour prendre un bateau pour l’antarctique (et casser sa tirelire) et se faire remplir de tampon son passeport (sortie argentine, rentrée Chili, sortie et entrée en Argentine). La ville n’a aucun charme, un glacier à proximité et quelques paysages sympathiques autour du canal, mais rien à voir avec les superbes montagnes plus au nord du coté argentins. De plus, il pleuvait constamment ce qui rendait la ville encore plus grise et déprimante.

J’y rencontrerai Gannael qui voyage avec une cellule montée sur un pick-up. Nous irons passer ensemble 4 jours, d’Ushuaia à Puerto Natales pour prendre le Navimag (un bateau cargo aménagé pour prendre des passagers) jusqu’à Puerto Montt, ville plus au nord sur la côte du Chili. Nous nous trouverons des coins sympathiques où camper et améliorer nos compétences limitées en construction de feu.

Les canaux de Patagonie : Il aurait été dommage d’être en Patagonie sans passer par ces nombreux canaux, lieux des légendes de navire-fantôme et de naufrages rapportés dans les livres de Luis Sepulveda et Bruce Chatwin. Pour rappel, c’est la lecture de ses auteurs qui m’a donné envie de voyager et qui faisait de la Patagonie l’objectif principal de mon voyage. Cinq jours sur un bateau laissent énormément de temps à la lecture, jouer aux cartes (Gannael m’apprendra à jouer au Rami) et rencontrer des gens sympas. Les repas laissaient vraiment à désirer, mais c’était sans doute les moments que tout le monde attendait avec le plus d’impatience à l’exception du seul jour de pleine mer où un léger roulis rendait périlleuse la navigation du plateau-repas d’un bout à l’autre de la salle à manger. Arrivé sous la pluie à Puerto Montt, je n’avais aucune envie de voir Chiloé ou de m’attarder en Patagonie d’autant que le côté chilien, à part quelques volcans sympas, n’a pas la variété de paysage du coté argentin.

En route pour Valparaiso : Gannael, Émilie (une américaine vivant à Valpo rencontrée sur le bateau) et moi prendrons la route pour Valpo. Petite aventure : Nous perdrons une roue pendant que je conduisais. Sur la voie express, un bruit me fait penser à une roue crevée à l’arrière, je m’arrête sur le bord de l’autoroute et une fois le véhicule à l’arrêt, nous voyons la roue passer devant le véhicule pour aller se planter dans le bas-côté. Tous les écrous avaient cassé et ce ne fût pas une mince affaire de faire monter et descendre le pick-up avec juste trois roues sur la plateforme du dépanneur.

Valparaiso : Je passerais deux jours chez Émilie, le temps qu’elle prenne l’avion pour rentrer chez elle puis, dans un hôtel géré par un groupe de reggae super sympa. Je passerai Noel avec la coloc’ d’Émilie. Je ferais des galettes et pour le garnissage, j’achèterai du roquefort et du bleu importé de France (ce n’est pas tous les jours noël). Je passerai en tout presque 10 jours à Valparaiso à chercher des graffitis et profiter du festival d’art de rue la dernière semaine avant le Nouvel An. Le 28, je retrouverai Pauline et Étienne, les deux Français rencontrés à plusieurs occasions depuis Iguaçu. Ils sont en Couchsurfing et je passerai le Nouvel An avec eux et leur hôte qui m’invitera également à rester chez lui. Le feu d’artifice tant vanté était sympa, mais pas à la hauteur de ce que j’imaginais, en revanche l’ambiance dans les rues était incroyable. Nous ferons la fête jusqu’à 8h du matin et nous nous coucherons vers 10h. Le 2, je prendrai la route pour la Serena (une ville sur la côte au nord de Valpo) où Cony, contactée avant sur Couchsurfing, m’a proposé de venir chez elle.

Elqui Vallée : Je passerai une des semaines les plus relaxantes depuis longtemps en compagnie de Cony dans cette superbe vallée. Nous camperons au bord d’une rivière dans un cadre superbe, elle m’invitera dans sa famille qui me régalera de spécialité de fruit de mer et de bon vin. J’aurai bien du mal à partir.

Antofagasta : Ville la plus chère du Chili à cause du boom minier et des salaires de fou que se font les mineurs. La seule raison pour laquelle j’y passerai est que mon Kindle de remplacement (j’ai brisé l’écran du précédent en posant des trucs trop lourds dessus dans mon sac) était censé arriver à la division DHL (pratique quand on n’a pas d’adresse fixe) de cette ville. Manque de chance, il était toujours à Santiago, bloqué à la douane en attente de mes infos (passeport, etc.) sauf que DHL ne m’avait jamais contacté sur ce sujet. Je redirigerais l’envoi sur Calama, et DHL m’estimera à une semaine le délai d’acheminement. Une semaine à tuer donc. Par chance, j’avais rencontré Patricio. Il m’avait pris en stop sur la route de la Serena et m’avait invité à passer chez lui si je venais sur Antofagasta. Je le contacterai et passerai 3 nuits chez lui. Il me fera découvrir la ville et m’invitera à manger dans une des gargotes à l’autre bout d’Antofagasta où manger du poisson pêcher du jour. Délicieux.

Iquique : Tant qu’à passer le temps, j’ai décidé d’aller à Iquique (encore plus au nord), car les paysages le long de la route sont superbes. De belles montagnes désertiques plongeant dans la mer, cela valait le coup. Je camperai sur une plage juste avant la ville et passerai la journée suivante à la visiter. Sven contacté sur Couchsurfing ne pouvant m’héberger qu’à partir du lendemain, je suis allé chercher un coin où camper sur les hauteurs d’Iquique, pour me retrouver dans Hospicio Alto qui a l’air d’un bled de loin, mais est en fait une vraie ville. Mon projet de camper échouera, car je serais invité à dormir chez un ferrailleur rencontré dans le bus… mon plan d’aller marcher dans les collines du coin pour camper lui paraissait dangereux, car je serais dans une zone où il y a d’après lui pas mal de junky et de voyous. J’ai décidé de suivre ses conseils et passerai la nuit dans une sorte de chambre délabrée, pas d’électricité, des carcasses de voitures dans la cour et la douche au jet d’eau branché sur une sortie qui part du trottoir. J’étais visiblement dans un quartier pauvre de la ville et c’était intéressant de voir un autre aspect du Chili après avoir passé mon temps avec des gens qui étaient clairement aisés. De ce que j’ai pu discuter avec des Chiliens, c’est d’ailleurs le problème du pays : on n’y voit pas de classe moyenne comme en argentine. Ici les gens sont ou très riches, ou très pauvres. J’ai eu la chance de pouvoir voir les deux.

Je partirai d’Iquique pour Calama et San Pedro et m’arrêterai en route pour visiter ce qui fût un des éléments moteurs de la région, l’exploitation du nitrate. Aujourd’hui remplacé par du nitrate synthétique moins cher à produire, l’industrie a fait faillite et il est possible de visiter la Salitrera de Humberstone, une sorte de ville fantôme à côté d’une usine à l’abandon. Précurseur des villages miniers d’aujourd’hui, le village de la salitrera offrait tout le confort nécessaire à ses employés : piscine, théâtre et magasin.

Je passerai la nuit à la belle à un croisement de routes pour San Pedro pas loin d’Antofagasta. Huit chiens veilleront sur moi la nuit et j’arriverai à la station-service le lendemain pour prendre une douche bien escorté. Je passerai récupérer mon Kindle à Calama et arriverai à San Pedro d’Atacama. Je louerai un vélo pour aller faire un tour à la vallée de la Luna et cela m’occupera jusqu’à la nuit. Après avoir fait le tour des agences de tourisme, je déciderai d’aller visiter la région à partir de Bolivie ou les excursions sont beaucoup moins chères.

Argentine – Bolivie : Je repasserais en Argentine grâce à un couple de Suisses en camion aménagé. Nous monterons jusqu’à 3800 m pour passer un col avant de descendre vers l’Argentine. Superbes paysages sur la route. Je dormirais à Tilkara dans une maison abandonnée et prendrait le bus le lendemain pour la frontière de la Bolivie. Ce sera le début de la fin de l’autostop. Pays pauvre = peu de gens ont des voitures privées. La majorité du trafic est composé de camions et de taxis; rajoutez le fait que c’est la saison des pluies et que les transports ne sont vraiment pas chers (genre 10 € pour faire 12h de bus), je n’avais vraiment pas la motivation de faire du stop. Il n’empêche que le contact avec les locaux via le stop me pèse un peu et enlève pas mal du côté « aventure » mais bon, je vais me la jouer confort un petit peu (à savoir jusqu’à quand, aucune idée).

Une fois passée la frontière sous la pluie, échangé mes quelques pesos argentins en bolivianos, je prendrais un bus pour Uyuni et rencontrerai le groupe de 3 Argentins et 1 allemand avec qui je ferais un tour en 4×4 de 3 jours dans la région de l’altiplano.

Uyuni : arrivé à 4 du matin dans une ville de Bolivie, le meilleur endroit où allez finir la nuit et probablement la station de train. Nous y passerons 2 heures à tenter de dormir, nous faire virer gentiment à 6h, avant d’aller faire le tour de toutes les agences. Difficile de trouver à moins de 100 USD le tour de 3 jours tout compris. Ce seront trois jours formidables. Les paysages et les lagunes que j’ai vus ne me feront pas du tout regretté d’avoir explosé mon budget.

La Paz : Retour à Uyuni, bus de nuit à La Paz et arrivé dans une ville sans aucun (mais vraiment aucun) charme. Je retrouve par pur hasard Étienne et Pauline dans mon Hôtel… Il y a des dizaines d’hôtels dans le même quartier et Étienne passait justement dans celui que j’avais choisi (il passait par là je ne sais plus pourquoi alors qu’il était installé dans un autre dans la même rue). Il y a des hasards quand même. Je profiterai d’être en ville pour acheter des sandales (genre un peu couverte pour faire de la randonnée avec) et virer mes vieilles Salomon.

Titicaca :  Le lendemain, direction le lac Titicaca toujours en compagnie des Argentins. Nous prendrons le bateau pour l’Isla del sol. C’était sympa, joli, mais après avoir vu l’Altiplano, bon, j’avais un peu du mal à m’enthousiasmer pour l’endroit. Les Boliviens ont une tendance à noyer de déchets les endroits les plus beaux ce qui n’aide pas à les apprécier. J’imagine qu’ils voient cela comme des dons à la Pachamama (la terre mère) quoique c’était un peu plus organisé dans le nord de l’Argentine avec des piles de cailloux dans laquelle les gens glissaient des petits cadeaux, genre cigarettes et rubans. Les Boliviens donnent à tout vent.

Pérou

Colca Canyon : Je quitterai mes compagnons argentins pour aller au Pérou. Des Français rencontrés à Titicaca m’ayant chaudement recommandé le canyon de Colca, je suis allé directement à Arequipa pour aller faire un peu de randonnée et me perdre sur des sentiers peu touristiques. Paysage superbe une fois de plus. Cela m’a fait plaisir de voir que j’arrive encore à être impressionné et me mettre dans un état d’esprit (au besoin en méditant un peu avant) où je peux être réceptif à la beauté d’un endroit même après avoir vu autant de lieux magnifiques.

 Après autant de temps en compagnie d’autres touristes, j’avais envie de me retrouver un peu seul. Le canyon et l’itinéraire prévu me semblaient idéaux pour cela. Je passerais 2 jours sans voir un touriste et j’en retrouverai finalement quelqu’un dans un village dont un couple qui est à fond dans le livre « nourishing traditions » de Sally Fallon (une de mes références favorites en termes de régime alimentaire). Nous passerons une soirée avec des discussions passionnantes sur le sujet de la nutrition. Il était intéressant de savoir que les principes de nutrition du mouvement « nourishing tradition » était aussi  rependu aux USA. Pour infos : Ces principes sont très proches du régime Paléo. La consommation de graisses et de protéines animales est encouragée au détriment de la consommation de sucre et de céréales. Le livre « nourishing tradition »de Sally Fallon est avant tout un livre de recettes qui met l’accent sur les savoir-faire traditionnels qui, via notamment la fermentation, permet d’améliorer la qualité nutritive d’aliment qui autrement sont difficilement assimilables voir ont des effets négatifs sur notre organisme (produit laitier, céréales, graines).

Nous apprendrons que la fête annuelle des villages voisins commençait dans deux jours et nous décidons d’aller y faire un tour. Pendant 3 jours, une fanfare va animer le village en réveillant les gens à 6h du matin pour les inviter à venir danser jusqu’à tard dans la soirée. Les gens viennent dans leurs costumes traditionnels : de superbes robes richement brodées. Les hommes portent également des robes. Seuls un chapeau et des pompons masquant leur visage les distinguent des femmes. L’idée étant qu’un homme puisse sans se faire connaître des parents inviter la fille qu’il convoite. La musique et les danses ayant un caractère extrêmement répétitif pour les non-connaisseurs, la chicha de maïs (jus fermenté de maïs) et la bière ne m’empêcheront pas de commencer à m’ennuyer après une journée et demie. Je joindrais la dance plusieurs fois et une fois les pas (de l’unique danse) assimilés, je me lasserai après 30 min alors que les danseurs seront partis pour danser des heures dessus. Même musique, 6 ou 7 variations de thème de la fanfare et même pas de dance pendant 3 jours non-stop. J’admets que la musique est entraînante, mais quand même, nous étions vraiment à nous demander comment les gens faisaient pour apprécier la fête sur la durée.

Chaque année, une famille se propose d’organiser la fête. Elle payera pour la nourriture de tous les invités et des musiciens. Pour aider cette famille, d’autres familles invitent l’organisateur, ses invités et les musiciens à venir pour passer ici, le petit déjeuner, là, le dîner. Pour une question de prestige, il est bon pour l’organisateur de venir accompagné en nombre. C’est ainsi que je me suis retrouvé invité dans la « suite » de l’organisateur. Je passerai la matinée dans la cour d’une maison qui faisait une invitation et nous irons ensuite à l’invitation suivante en dansant dans la rue, suivie par la fanfare. Le coût le plus important est sans doute le feu d’artifice qui a lieu la veille du premier jour de festivité. Imaginez une structure de bambou de plusieurs étages allant au moins à 15m de haut sur laquelle sont fixés des feux d’artifice. De nombreuses roues se mettent à tourner en faisant des pluies d’étincelles, d’autres, à l’intérieur des plus grandes, de couleur différente tournent en sens inverse, des fusées (plus classique) partent de temps en temps très haut dans le ciel pour exploser (et parfois retomber dans le public assis à pas dix mètres de la tour) pendant que la tour complète est sous un rideau de feu. Impressionnant d’autant que l’artificier va allumer chaque mèche une par une… sans doute le feu d’artifice le plus artisanal que j’ai pu voir et pas loin d’être le plus impressionnant.

Lassé de la musique, je redescendrais dans un endroit appelé l’Oasis, un espace de verdure au fond du canyon ou plusieurs hôtels avec piscine se sont installés et y passerai une journée relaxante avant d’attaquer le lendemain les 1200 m de déniveler bien raide pour remonter du canyon.

Arequipa : Retour à Arequipa pour finalement prendre le temps de visiter cette ville au centre bien sympathique. Toutes les constructions sont de pierres blanches et pour apprécier encore mieux l’architecture, j’ai visité un monastère, une sorte de quartier fermé au cœur de la ville tellement il est grand. L’endroit permet vraiment d’apprécier le style de vie des religieuses, mais c’est surtout les constructions, certaines datant de la fondation de la ville (le reste a été détruit pas des tremblements de terre) que j’ai appréciée.

Je suis aujourd’hui arrivé à Cusco, première impression très positive essentiellement, car j’ai trouvé au marché couvert du lait cru (interdit de vente dans nos pays) et toutes les variétés de noix qui m’ont tellement manqué (hors de prix au Chili et Argentine). Plan des prochains jours : Bien manger, me préparer pour un trek d’une semaine dans les ruines aux alentours de Cusco plus un autre trek de 4 ou 5 jours dans la région de Lares suivit d’une visite du Machu Picchu.

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2 réponses

  1. C’est vrai qu’on s’est croisé un paquet de fois!
    Et toujours autant la joie de te voir mon Pierrot!
    Nous t’attendons sur Paris pour un bon repas et une soirée arrosée.
    Bisous copain

  2. Erick dit :

    Bonjour!
    J’apprécie beaucoup votre blog, pour ce genre d’articles. Ayant visité le Pérou en partie, cela donne des idées pour une suite (j’habite en Guyane).

    C’est donc naturellement que je le nomine au Versatile Blogger Award.

    Plus d’informations ici :
    http://lirepourecrire.wordpress.com/2013/02/14/versatile-blog-award/

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