Little Stories on the road III

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Ces artistes français dont la réputation a traversé la mer Noire

Souvent, en apprenant mon prénom, les gens l’associent à quelqu’un ou quelque chose qui leurs est familier. Ainsi, si je ne suis pas étonné de l’association de mon prénom avec la marque « Pierre Cardin », j’ai été surpris du nombre de personnes en Asie Centrale qui ont évoqué l’acteur Pierre Richard. Ce grand blond à la chaussure noire aurait ainsi fait rire jusqu’au Kazakhstan. Dans le même registre comique, notons que Jean Marais et Louis de Funès sont également des acteurs français connus outre Caspienne notamment par les Fantômas. Nos chanteurs semblent moins connus que nos acteurs, cependant, j’ai pu écouter un album d’Aznavour dans un minibus au Kazakhstan. Bref, tous ces grands artistes ont contribué et contribuent peut-être encore à l’exportation d’une image de la France qui doit être bien sympathique. J’insiste sur le « peut être », car il est vrai que les gens me citant ces célébrités n’étaient souvent pas très jeunes. Si le cinéma américain sous un régime communiste était sans doute le Mal, le cinéma français devait être bien considéré pour avoir été diffusé à l’époque.

Aujourd’hui, les jeunes d’Asie centrale ont d’autres références francophones. Alizée m’a été citée deux fois par des Kazakhs, mais ce n’est rien en comparaison du plus soulant de tous : Ce type qui chante « Alors on danse » avec une voie et des paroles à la Damien Saez en raté. Le comble est sans doute que, d’après ce qu’on m’a dit, il n’est pas français, mais belge. Ainsi, si je devais résumer par une chanson la traversée des Balkans et de la Turquie, ce serait par cette daube musicale que tous les routiers, pensant me faire plaisir, cherchaient sur les ondes « – Ecoute, c’est Français ! ».

Si un jour je reviens en Asie Central, il y aura-t-il encore des vieux pour se rappeler du grand blond à l’évocation de mon prénom ?

Des questions étranges

  • Un gars en Géorgie : « Napoléon, il est de ta famille ? »,
  • Deux comiques en Azerbaïdjan : « Tu as couché avec Alizé ? »,
  • Le douanier à Baku pour qui le monde est dirigé par un lobby juif et homosexuel et que Ben Laden ferait bien de mettre un peu d’ordre là-dedans : « Sarkozy, il est juif non ? Vous avez eu un premier ministre homosexuel non ? » Ces questions n’appelaient aucune réponse ; il en est déjà sûr, il l’a lu sur un site internet.
  • « Tu ne serais pas Arabe ? » : Question revenant régulièrement dans les Balkans quand je dis être français. À mon avis, cette question fait suite au traitement médiatique des émeutes dans les banlieues d’il y a quelques années, certains semblent avoir retenu qu’il y a beaucoup d’Arabes en France et que ces derniers brûlent des voitures (c’est mal). Bref, pour eux, être Français, c’est potentiellement être aussi un arabe (allez savoir ce qu’ils mettent sous ce terme) qui brûle des voitures d’où sans doute l’importance pour les gens que je rencontre de savoir si je suis ou non un de ces voyous.

Je roule en Mercedes

Hier, je faisais du stop en direction d’un parc national. La route montait légèrement. Une vieille Mercedes ralentit et calle à côté de moi. Je monte. Le chauffeur s’y reprendra à 4 ou 5 fois pour faire repartir la voiture. Il ne sait pas faire un démarrage en côte et ne pense pas à utiliser le frein à main. Arrivé à la barrière de l’entrée du parc, il recale. La voiture recule de plusieurs mètres à chaque essai. J’essaye de lui expliquer comment faire jusqu’à qu’il me demande si je veux conduire. J’accepte et me retrouve à la commande. Bizarrement, cela marche bien mieux avec le frein à main. C’est ainsi que je conduirais dans le parc jusqu’au parking d’où partent les randonnées. Le gars devait être un responsable du par cet en passant avec lui, je n’aurai pas eu à payer l’entrée du parc. Grâce au stop, j’aurais roulé en Porche et conduit une vieille Mercedes. Ce sont de petits plaisirs mais ils ne s’oublient pas.

Le Ferry Baku – Aqtau : Corruption et Cognac

Le traversé en bateau de Baku (Azerbaïdjan) à Aqtau (Kazakhstan) aura été une aventure en soi : Corruption, attente, alcool et formalités administratives interminables.

Une fois mon Visa récupéré sans difficulté à l’ambassade du Kazakhstan, je pouvais enfin passer à l’étape suivante, à savoir, l’attente d’un bateau dont personne, y compris le responsable du port de Baku ne connait les dates d’arrivée. Il peut se passer entre 5 et 10 jours entre deux bateaux et, si on croise pas mal de voyageurs à Baku, ce n’est pas pour l’intérêt de la ville, mais plutôt pour des formalités de VISA qui peuvent prendre des semaines ou, l’attente d’un hypothétique bateau vers le Turkménistan ou le Kazakhstan. C’est ainsi que j’ai rencontré à l’ambassade un couple d’Anglais qui était à Baku depuis deux semaines pour régler leurs problèmes de VISA.

Le premier jour d’attente du bateau, je suis allé au port le matin. Aucun bateau de prévu pour aujourd’hui me dit-on. Une heure après, j’étais avec une équipe de rallye voulant aller au Turkménistan et le responsable m’annonce deux bateaux pour Turkmenbachy. Je passerai alors ma mâtiné à faire le traducteur pour cette équipe composée de 4 jeunes anglais qui allait en Skoda en Mongolie via la route de la soie. Ils ne parlent pas un mot de russe et le responsable me prendra comme interlocuteur bien que mon russe soit encore bien limité. C’est ainsi que je découvrirai les magouilles de ce dernier pour récupérer un peu d’argent à chaque client. Il sous-estime la taille du véhicule et fera passer la Skoda pour une Lada. Sachant que le prix est au mètre, il se met la moitié de la différence dans la poche et l’autre moitié sert de rabais. Les deux partis sont donc contents. Je quittai l’équipe de rallye une fois embarqué pour aller visiter un peu la ville et je revins en fin d’après-midi pour voir s’il y avait du nouveau. Je rencontrais deux nouvelles équipes du rallye qui voulaient aller comme moi au Kazakhstan. Le responsable du port nous assura qu’un bateau pour Aqtau serait là le lendemain.

Deuxième jour : Je retrouvais à 10 h les deux équipes. Le responsable avait entre-temps changé et n’étant peut-être pas au courant, il nous assura qu’il n’y avait pas de bateau pour Aqtau. Déception, mais ayant compris la leçon de la veille où tout peux changer en une heure, nous restons sur place et, en discutant avec des gens qui attendaient également pour aller à Aqtau, nous apprenons qu’il y a effectivement un bateau, mais que c’est un cargo et non un ferry. Il ne prend en théorie que les chauffeurs de camion ou de wagons de trains qu’il peut embarquer.

Nous insistons donc auprès du responsable pour savoir si nous pouvons également embarquer. Il nous répond que c’est impossible pour des raisons de sécurité et que le commandant du navire refusera. Ce discours ne tiendra que jusqu’au moment ou les équipes me proposent d’insinuer que, peut-être, le commandant pourrait fermer les yeux en échange d’un peu d’argent. C’est alors que le responsable du port changea radicalement de comportement et où tout sembla plus facile. « – Revenez ce soir et le commandant vous donnera sa réponse ». Vers 18 h, le commandant avait accepté en échange de 50 $. Il convenait maintenant de négocier le prix pour les passagers et les véhicules. La magouille fût celle de la veille et, je parvins à me négocier un rabais de 20 $ sur mon billet passager simplement en lui demandant en russe pour 110 $ suivi d’un « s’il vous plait » voulant inspirer la pitié pour arriver à 100 $. Il faut aussi dire que mon accoutrement jouait en ma faveur vu que je portais un t-shirt à moitié déchiré (c’était voulu). Le petit jeu aura été néanmoins plus compliqué que la veille, le responsable du port menaçant de nous mettre dehors à la demande d’un discount pour ensuite prendre chaque équipe une part une et leurs proposer sa petite magouille.

La partie n’était pas finie, car j’accompagnais les équipes qui devaient passer leurs véhicules en Douane et ils se sont fait soutirer 40 $ de frais divers à payer discrètement entre deux bureaux. Ce n’est apparemment pas grand-chose comparer à des 500 $ voir plus que certaines équipes du rallye ont payé en Russie où dans ces autres dictatures d’Asie Centrale.

Finalement montés sur le Bateau vers 4 heures du matin, 50 $ supplémentaire nous seront demandé pour pouvoir dormir dans une cabine. Nous refuserons. Nous étions de toute manière motivés à dormir sur le pont ce qui heureusement, était gratuit. C’est ainsi que nous passerons les 18h de traversée sur le pont. C’était bien sympathique et plus agréable que de rester dans un environnement climatisé rempli de chauffeurs soulés au cognac. Nous passerons quand même une bonne soirée avec eux, à boire du cognac (le bateau transportait 6 wagons de vins et de cognac de Géorgie), faire des bras de fer (j’ai lamentablement perdu) et chanter des chansons (dans les prisons de Nantes !).

Le lendemain, nous sommes arrivés au port d’Aqtau vers 5h du matin. Le déchargement des marchandises puis celui des passagers et enfin, toute la procédure de passage en douane et d’autorisation diverse (cinq tampons dans autant de bureaux diffèrent) prendront la journée. Ce n’est que vers 17h que les deux voitures du Mongol Rallye et leur autostoppeur, en l’occurrence, moi, reprendront la route après avoir mis presque 4 jours pour aller de Baku à Aqtau et payé une centaine de dollars pour dormir sur un pont. Le capitaine ne nous demandera pas les 50 $ qui étaient probablement le prix de la cabine. Me voilà désormais un peu mieux préparé à l’Asie Centrale, son cognac et sa corruption.

De l’esclavage ?

J’ai été pris en stop par un policier géorgien qui travaillait sur le trafic d’humain. Voulait-il me faire peur en me disant que si j’allais en Ossétie (zone envahie par les Russes en 2008), je courrais le risque de me faire enlever et de finir esclave quelque part dans ces zones de conflit, comme par hasard frontalière avec la Russie ? Coïncidence ou pas, mais un autre policier, cette fois en Azerbaïdjan me fera la même recommandation et évoquera les mêmes risques d’enlèvement. Il y aurait-il donc encore de l’esclavage pas si loin de l’Europe ?

Kyrgyzstan: « – Il y a des hommes en armes le long des routes »

Voilà ce que m’a dit la responsable d’une agence de voyages d’Almaty (Kazakhstan). Je voulais simplement une idée de prix pour un billet d’avion, mais cette dernière, sachant que je voulais aller au Kyrgyzstan à simplement refuser de me renseigner. Elle ne voulait pas prendre la moindre responsabilité dans le fait de m’envoyer dans une zone en guerre.

Je comprends parfaitement son attitude : elle était comme la majorité des Kazakhs qui m’ont pris en stop à me demander « – Tu sais qu’il y a la guerre au Kyrgyzstan ? »

Le seul problème est qu’ils et elle, bien qu’à 4h de route de Bichkek, sont complètement désinformé de la situation par le traitement médiatique de l’événement. Il n’y a aucune violence à signaler depuis deux semaines, je n’ai vu personne en armes le long des routes et si l’ambiance est paraît-il étrange vers Osh, Bichkek fonctionne normalement et rien ne laisse indiquer d’éventuelle tension pour le moment.

Seulement, il faut y aller pour le savoir, car ce n’est pas par les médias que la vérité sortira. Des morts, des émeutes, tout cela est bon pour l’audimat, mais, s’il y a un retour au calme, les médias ne prennent pas autant le temps d’en parler. Nous restons alors avec les dernières images de violence.

Rappelez-vous comment lors des émeutes dans les banlieues les médias internationaux montraient une France dévastée et des voitures incendiées à tous les coins de rue. Ces images ont marqué à l’étranger. Elles ne représentaient pas la réalité de la situation en faisant de la France une grande banlieue en flamme. Mensonges certes, mais l’audimat aime ce genre de spectacle et les télévisions savent en jouer.

Si un jour votre télévision vous montre des émeutes ou annonce une guerre civile, s’il vous plait, relativiser le show télévisuel et aller chercher des vraies informations dans la presse écrite (moins dans l’émotion) ou des sites internet tels que rezo.net ou contreinfos. Et surtout, surtout, si je suis dans la zone, ne vous inquiétez pas pour moi, j’ai un ange gardien et c’est un solide.

Les limites d’un guide de voyage

Le Lonely Planet est le guide de référence pour de nombreux voyageurs. Je le conseille particulièrement pour les Français qui n’ont pas envie de se retrouver entouré de compatriotes à l’étranger. La raison est évidente : Les Français voyagent beaucoup avec le guide du routard et ils se retrouvent tous dans les adresses de restaurant ou d’hôtel conseillé par ce dernier alors que les anglophones se retrouvent dans les adresses conseillées par le Lonely Planet.

Le problème de tous les guides de voyages concerne l’actualisation des infos et pour le coup, le Lonely Planet « Asie centrale » ou « route de la soie » (version française) de 2007 m’a posé pas mal de problème. En 3 ans, toutes les ambassades où j’ai voulu aller n’étaient plus à l’adresse indiquée par le guide. J’ai ainsi perdu une journée à chercher l’ambassade d’Inde à Bichkek, des heures sur internet pour trouver l’adresse de l’ambassade du Kazakhstan à Baku, etc.

Bref, vraiment ennuyant. Le LP fait bien de mettre en garde sur la rapidité des changements pour ce qui est des formalités relatives au VISA, en effet, la plupart des infos sont périmées. L’obtention d’un VISA Tadjik semble être la croix et la bannière à la lecture du guide alors qu’en réalité, c’est un des moins chers et des plus simples à obtenir à partir de Bichkek (25$ en 2010). Bref, j’avais exclu cette destination, mais aujourd’hui, souhaitant y aller, je me trouve bloqué par un Visa Kazakh qui me permet d’être seulement dans le nord du Kyrgyzstan et m’empêche de rejoindre la frontière Tadjik même si j’avais le VISA. Moralité, je dois faire un Visa Kyrgyz. Pour cela, ou je paye cher un Visa Kyrgyz à faire depuis le Kyrgyzstan, ou je fais un Visa Kazakh, retourne à Almaty, demande un Visa Kyrgyz au prix normal le tout avec des délais de 3 ou 4 jours qui s’additionnent pour chaque VISA car je dois laisser le plus souvent mon passeport à l’ambassade.

En Asie centrale, certains pays comme le Kazakhstan changent chaque année de formalité quand ce n’est pas tout les deux mois pour la Chine et le Tibet. Bref, je peux déjà enlever les pages Formalités et Ambassade de mon Lonely Planet.

Bref, un guide de voyage, c’est comme un GPS, il n’est pas forcement tout le temps à jour et il faut connaître ses limites. La meilleure actualisation de votre Lonely Planet consiste à aller sur le forum du Lonely où beaucoup de voyageurs échangent les dernières infos. Cela vous évitera des surprises une fois sur place et sans doute pas mal de frais imprévus.

La galère des Visas en Asie Centrale

Je suis au Kazakhstan. Je ne peux pas aller en Chine car la demande de VISA doit se faire depuis son pays d’origine. Certains voyageurs envoient donc leur passeport en France, un proche fait les démarches et renvoie le passeport. Cela coute dans les 150 $ de frais postaux et de Visa. Pourquoi ces voyageurs imprévoyants n’ont pas fait leur demande avant de partir ? Simple, le VISA chinois, une fois obtenu à l’ambassade de votre pays, vous donne 3 mois pour entrer dans le pays. Si vous arrivez trop tard, il n’est plus valide. Si vous ne prévoyez pas d’entrer en Chine dans les trois mois, inutile de payer un VISA avant votre départ, vous êtes bon pour passer par la voie moins officielle.

Je ne peux pas non plus aller en Russie. Même problème que pour la Chine, le VISA doit être demandé à partir de son pays d’origine.

Ces règles ont peut-être un objectif qui m’échappe, mais il y a un effet évident : le développement d’un petit business lucratif pour les ambassades et les agences de voyages qui vendent très cher des VISAS aux voyageurs bloqués à leur frontière.

Tout s’achète pour peu que vous trouviez la bonne agence de voyages qui a de bonnes connexions avec les ambassades. À Bichkek, vous payerez entre 110 et 250 $ pour un Visa chinois dont le prix normal est de 30$. Certaines ambassades ne fonctionnent que par le biais des agences de voyages. Vérifier le forum du Lonely Planet pour trouver les bonnes adresses ou aller dans les hôtels de Bagpacker (la catégorie « Budget » de votre guide) pour avoir les dernières infos et vous consoler en réalisant que vous êtes loin d’être le seul à vous prendre la tête sur la question des VISAS.

Exemple concret :

Tenant absolument à aller au Kyrgyzstan et imaginant qu’aller au Tadjikistan était presque impossible, j’ai décidé d’aller au Kyrgyzstan avec mon Visa Kazakh qui me donne le droit de rester uniquement dans certaine zone à savoir, Bichkek et Issy kul. Seulement, je viens d’apprendre que le VISA chinois peut d’obtenir pour 110$ ce qui est plus acceptable que les 250$ que j’imaginai et que de plus, le VISA pour le Tadjikistan s’obtient facilement pour 25 $. Problème : les frontières de ses deux pays ne sont pas accessibles avec mon Visa Kazakhs. J’ai deux solutions toutes deux couteuses : Je fais un Visa Kyrgyz (65$, 3 jours) pour y aller par la route ou je prends l’Avion pour la Chine ou le Tadjikistan sachant que si je vais au Tadjikistan, je devrai retourner au Kyrgyzstan pour aller en Chine, car la frontière Tadjikistan – Chine est fermée aux étrangers (oui, s’il n’y avait que les problèmes de Visa, il y a également les problèmes de frontières).

Si je me décide à aller en Chine, je pourrai passer la frontière depuis le Kazakhstan, le problème est que je n’ai qu’une entrée sur mon visa Kazakh et que je ne peux donc plus rentrer au Kazakhstan sans avoir à refaire un Visa (30$, 3 jours). Moralité, prendre deux entrées sur son VISA peut éviter pas mal de problèmes.

Mon second problème vient du fait que je tiens absolument à aller au Népal. Problème : Je dois pour cela traverser le Tibet et en auto-stop, c’est loin d’être facile. Tout est fait pour que le voyageur dépense un maximum d’argent. Il est très compliqué d’obtenir le permit permettant d’entrer au Tibet sans passer par des tours opérateurs qui vendent très cher leurs services et obligent le voyageur solo à joindre un groupe, réserver des hôtels, etc. Certains voyageurs arrivent à passer les postes de contrôle, mais la difficulté varie suivant les périodes. En l’occurrence, la situation s’est durcie dernièrement et essayer d’y aller sans permis risque de me couter cher.

Je n’ai aucune envie de filet 110$ à des fonctionnaires véreux et encore moins de passer une partie de mon voyage à me sentir comme un porte-monnaie qu’il s’agit de pomper au maximum. Soit je fais une croix sur le Népal et traverse normalement la Chine, soit je passe par une autre route.

J’envisage donc de voler vers l’Inde, pour ensuite aller au Népal. Dans tous les cas, je me retrouverai bloqué par la Birmanie, pays où on ne peut rentrer et sortir que par avion. Cela m’occasionnera des frais supplémentaires d’avion à moins, et c’est possible, de contourner le pays par la mer via les îles.

Voilà, vous avez un aperçu de ce qui me prend la tête depuis quelques jours. Cela fait partie du voyage, mais ce n’est pas la partie la plus sympathique.

Un consulat bien caché

Pour trouver le consulat des Royaumes-Unies à Bishkek, cherchez le bar the “Fat boy” sur Chui Avenue, rentrez à l’intérieur et traversez le pour rentrer dans l’arrière cour. Prenez la porte grillagée à votre droite et descendez au sous sol.

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6 réponses

  1. Maxime dit :

    Ouaw, cela faisait un moment que je n’avais pas visité ton blog et …Je suis subjugué
    Je t’admire énormément, tu es très très fort.

    Ton carnet de route est exellent, cest génialissime.

    Il m’arrive souvent d’évoquer le  » pierre voyageur  » lors de conversation avec autrui.

    Je te souhaite bonne chance et puisse la bonne étoile être ton guide dans la suite de ce voyage !

  2. arzur dit :

    Ouai, mais tu payes à chaque tour de jeu 😉 J’ai pris le Jocker, il coûte cher mais tu es sûr de pouvoir finir le jeu. Bisous

  3. Marichout dit :

    Salut Pierre,

    ça ressemble à une sorte de jeu de l’oie géant ces affaires de passages et visas!

    Courage !

    Bise,

    marie

  4. Volgapop dit :

    Merci pour ton carnet de route, très intéressant pour ceux qui comme moi te lisent de France.

  5. Vincent dit :

    Salut,

    Comme quoi, on a bien des choses à reprocher à l’Union Européenne mais passer les frontières sans formalités est un luxe. Toutefois, trouver son chemin dans ce genre de labyrinthe administratif ça endurci. Alors si en plus il y a du cognac et qu’on peut dormir sur le pont ! Il ne manque plus que la musique africaine et je me revois sur le Joola.

    A part ça il pleut à Brest.

  6. helene dit :

    j’aime bien le coup de l’ambassade …

    ca fait glauque mais c’est marrant …

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