Mendoza à El Bolson : L’hospitalité à la mode d’Argentine

J’avais écrit mon dernier article depuis Mendoza. La visite des vignobles a été très intéressante. Des compagnies proposent la location de vélo pour aller faire le tour des vignobles. C’est très populaire et bien sympa. Conduire son vélo sur une route étroite et fréquentée après quelques dégustations de vin n’a apparemment apparu dangereux à personne. Je me limiterai à 2 vignobles et une fabrique d’huile d’olive, le soleil tape et j’ai la tête un peu légère sur le chemin du retour. Je retiendrai entre autres de la visite des vignobles qu’il y a des produits chimiques autorisés en Argentine qui sont interdits en France. Quand on voit les taux de cancer et autre leucémie chez les viticulteurs en France avec des produits peut être moins toxiques que ceux utilisé ici, c’est sans surprise que le guide (un français qui as fait ces études viticoles en Argentine) m’apprendra qu’il y a le même problème ici. Une raison de plus de boire des vins biologiques.

De Mendoza, je suis descendu à San martin des landes après 3 jours de stop. Un peu galère, j’ai eu assez de temps d’attente pour lire une bonne partie du tome 2 de « Game of thrones » (la série télé me parais fade à coté du film que je me suis fait dans ma tête grâce aux livres). J’ai rarement bus autant de maté vu que tout les conducteurs m’en ont proposé et que bon, c’est plus sympa de partager son maté que de la boire tout seul. Les paysages de la route 40 étaient une fois de plus superbes.

San Martin est une petite ville bien mignonne à côté de la frontière chilienne, sur la route dites des 7 lacs qui va à Bariloche. Les gens disent que San Martin à des air de villages alpins de Suisse. Les forêts de pin et les lacs donnent effectivement le côté carte postale qui pourrait coller avec ce que je me rappelle de la Suisse.

Je décidais de m’y arrêter pour aller y faire renouveler mon Visa (il me restait un mois, mais on ne sait jamais, dès fois que je m’attarde dans des coins sympa, je préfère avoir de nouveau 3 mois). Le poste frontière est à côté d’un lac à 40 km de San Martin. Une famille sympa qui allait camper au lac m’emmènera jusqu’à la frontière et me proposera de venir dormir chez eux une fois que je serais de retour à San Martin. Le poste frontière est quasi désert. J’apprendrai plus tard que c’est tout juste s’il y a une voiture qui y passe par jour en cette saison.

À la frontière, le douanier m’indiquera qu’il faut que j’aille à la frontière chilienne, 6 km plus loin et que je revienne pour qu’il me refasse un Visa. Je laisse mon sac planqué entre les deux frontières et cours vers la douane chilienne. Les douaniers super sympa me font mes tampons d’entrée et sortie sans poser de question. Une fois de retour à la frontière d’Argentine, le douanier semble suspicieux à cause de mes entrées et sortit en Argentine à peu de semaines de différence (quand j’étais allé 3 semaines en Uruguay) et commence à me poser pas mal de questions. À la fin, l’air un peu autoritaire, il me demande ce que je fais vraiment en Argentine. Je lui dis que je suis un touriste et il me sort qu’il n’en croit pas un mot (il me soupçonnait de travailler illégalement avec mon Visa de touriste). Je lui explique alors que je fais le tour du monde en stop depuis plusieurs années, que je vais à Ushuaia et remonte au Canada en stop et pour appuyer mes dires, je lui écris l’adresse de mon site internet (il me demande mon email tant qu’à faire). Il va 10 min dans son bureau et me dit que tout est en règles et il me demande combien de temps je veux sur mon visa. Je lui dis que 2 mois sont suffisants et il m’en met trois avant de me proposer de venir dormir chez lui ! J’avais pour projet de camper, mais l’idée de faire la connaissance d’un gendarme me semblait plus intéressante. J’ai donc accepté.

Avec Christian et sa famille

Christian, 25 ans, marié, père d’un bébé de 2 ans à passer plusieurs années dans les chasseurs alpins (il porte les cicatrices de quelques rites d’initiation… Se couper la poitrine ou jouer avec l’électricité semble faire parti du fun de ce corps d’élite) et a demandé à devenir gendarme quand il s’est marié. Il vit dans une petite maison avec sa famille depuis un an à côté du poste frontière, dans un cadre idyllique. Christian est passionné par la culture japonaise est rêve d’y aller un jour. Il me fera un super accueil et veux tout savoir de mes aventures. Je passerai deux jours chez eux et nous aurons le temps de faire le tour de toutes mes photos de voyage. Il m’emmènera pêcher (sans succès, mais pour moi l’important, c’était d’apprendre).

Après deux jours, je repartirai sur San martin et je serais accueilli chez Milo et Iris qui m’avait pris en stop pour aller à la frontière. Encore une fois, super accueil. Je camperai 2 nuits dans leur jardin, aurais droit à un assado (je crois que c’est une bonne technique de parler du régime paléo, car à parler de viande et de gras, les gens ont souvent l’idée de faire un assado) et prendrai la route pour la ville suivante, Bariloche.

Milo, iris et leurs 2 filles qui m’hébergeront à San Martin

Après une nuit à camper dans une forêt couverte de cendre (une éruption volcanique l’année dernière a tout recouvert de cendre… les sommets des montagnes avoisinantes semblent enneigés, mais c’est en réalité une couche de cendre)

Je serais pris en stop par une voiture qui suit un groupe de cycliste. Je n’ai jamais fait un trajet aussi lentement, mais c’était sympa pour le paysage et j’ai été invité à partager le repas du midi.

Arrivé à Bariloche, je sens direct que je ne vais pas y faire long feu. Trop grand, trop de trafic, trop touristique, trop cher et trop de chocolat. Grâce à une amie voyageuse rencontrée à Salta, je resterai gratuitement dans l’hôtel en plein centre-ville qui est tenu par son oncle. J’y resterai deux jours.

J’entendais parler depuis Salta du village suivant sur la route 40, El Bolson. Apparemment un village hippy bien sympa. J’avais hâte d’y aller d’autant que Milo m’avait mis en contact avec un de ses amis, Mauricio, qui m’a gentiment invité chez lui.

J’écris depuis chez lui et nous avons un programme bien chargé. Mauricio est professeur d’art à l’Université et il m’a invité à l’accompagner pour les spectacles de fin d’années d’une des écoles d’art. Une soirée théâtre, une autre qui était un spectacle de l’école de musique. Il a accepté d’être mon cobaye pour que je puisse me rafraîchir la mémoire sur le massage thaï et je l’ai motivé à se pencher sur le régime paléo (cela n’a pas raté, on a mangé un bon steak a midi), il est en train de lire « the paleo solution » et pour les prochains jours, nous avons acheté de quoi manger sainement.

Voilà pour un petit résumé des évènements des deux dernières semaines.

Sinon, je viens de réaliser que ce mois-ci, j’ai explosé le budget ! J’ai eu une dépense moyenne de 22 USD par jours à la place des 15 USD que j’avais si bien réussi à tenir depuis le début du voyage. Qu’est-ce qui s’est passé ? Et bien, je descends de plus en plus au sud et tout devient de plus en plus cher. De plus, j’ai eu la main lourde sur les spécialités locales : Chocolat et glaces artisanales. J’ai aussi passé pas mal de temps invité chez des gens et à sortir avec eux. J’ai eu donc un budget-restaurant, cadeaux et vins plus élevé que d’habitude (et pour le coup, c’est tant mieux 😉 ) Je ne me prive pas non plus de manger de la viande et, si c’était bon marché au nord de l’Argentine, cela devient un peu du luxe par ici. La mauvaise nouvelle ? Je suis encore loin d’Ushuaia et les prix vont encore monter. La bonne ? Pas de ville ou village trop important entre Bariloche et Ushuaia donc plus de jours à camper sur la route sans la tentation d’acheter des chocolats… Oui, je sais… je suis faible 😉

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