Petit périple en Europe centrale, suite et fin

Me voilà rentré en Bretagne après ce voyage d’un mois. J’avais prévu de rentrer autour du 28 octobre, mais j’ai finalement pris mon temps pour ne rentrer que le 7 novembre. Je continue l’histoire où je l’ai laissée.

Pologne

Je pris donc la route le lundi 20 en direction de la Pologne et du petit village de Klodzko. À peine sur le Périphérique de Prague, je marchais à la recherche d’un coin stratégique qu’une voiture s’arrêta. La journée commençait bien et j’allai accompagner un réparateur de photocopieuse à son premier rendez-vous et ce, en tant que stagiaire (tel était le rôle qu’il me donna à jouer). Un hôpital local n’arrivait pas à installer une imprimante. Le câble USB entre le PC et l’imprimante faisait plus de cinq mètres, il ne fallait pas chercher plus loin. Plusieurs voitures et peu d’attente plus loin, j’arrivai à la frontière polonaise.

Mes amis polonais m’avaient prévenu, le stop ne marche pas bien dans leurs pays. Après 2 heures d’attente, je commençais à le croire quand deux vieux s’arrêtèrent… Ils comprirent que je ne parlais pas polonais malgré un « Dien Dobre », mon accent était peut-être mauvais… « Sprichst du deutsch ? » euh… « Ein Bisschen » et j’embarquai.

Décidément, plus je vais à l’Est, plus je regrette de ne pas avoir mieux appris l’allemand. Cela aurait rendu certaines rencontres bien plus intéressantes. Il y a heureusement quelques mots qui sont compréhensibles presque partout dont « végétarien » qui m’a permis d’échapper poliment à un casse-croute à base de grosses saucisses crues.

Arriver à Klodzko. Je retrouve Nathalia qui comme beaucoup des Polonais que j’ai rencontrés en Islande se demande bien ce qu’un étranger pourrait trouver d’intéressant dans son pays excepté Wroclaw et Krakov. Pour ma part, je suis intéressé par ce qui me paraît différent de ce que je connais et l’architecture des immeubles du centre de Klodzko l’était. Les couleurs des façades, bien que pour la plupart décrépies et mal entretenu donnaient un charme certain au centre-ville. En France, ce type d’immeuble aurait été occupé par des ménages aisés et payé à des prix élevés. En Pologne, la situation est quelque peu différente. Quand, les « pauvres » habitent les quartiers du centre-ville et ces immeubles anciens, les ménages aisés occupent les nouveaux immeubles construits en périphérie. Ces grands ensembles construits dans le même style que ceux que les opérations de renouvellement urbain mettent aujourd’hui par terre en France sont à côté du nouveau supermarché E.Leclerc et constituent le quartier « moderne » de Klodzko.

J’ai l’impression d’assister à la situation française des années 60/70. Ces grands ensembles devaient répondre à une forte demande de logement et contrairement à ce que l’on en dit aujourd’hui ; ces projets n’ont pas été conçus à la va-vite et ce modèle d’urbanisation avait été imaginé par des architectes urbaniste bien avant la Seconde Guerre. À leur construction, ces barres d’immeuble ont été vues comme un habitat de qualité et confortable par toute la population française et notaient les ruraux qui arrivaient en ville. Toutes les catégories sociales vivaient dans le même immeuble puis, par peut être un désir de tranquillité, de se différencier et un lobbying en faveur de la maison individuelle, ceux qui le pouvaient on quitté ces ensembles pour laisser la place à des ménages de moins en moins aisés. La mixité sociale disparut, l’image de ces ensembles s’est dégradée à la vitesse de leurs bétons qui avaient souvent été mal conçus (d’où souvent le rajout de seconde « peau » sur certain immeuble).

Je me demande comment va évoluer la situation en Pologne. Si l’évolution et la même qu’en France, j’imagine que ces quartiers du centre seront dans 20 ans plus chers et convoités que ces grands immeubles. Néanmoins, j’ose espérer que les techniques de construction mises en œuvre aujourd’hui permettront d’éviter les défauts des grands ensembles des années 70. L’isolation phonique doit être meilleure, le béton doit être de meilleure qualité. Si le désir de se sentir isolé de ses voisins est comblé, peut être que les habitants auront moins tendance à partir… c’est en tout cas une des pistes actuelles de l’urbanisme en France afin de trouver une alternative aux maisons individuelles : Créer des petits immeubles avec entrée individuelle afin que chacun se sente chez soit. La Pologne évitera t’elle la périurbanisation et cette course à la maison individuelle, dévoreuse d’espace naturelle, source de déplacement polluant, coûteuse en infrastructure et en énergie ? Il faudra que j’y retourne dans 20 ans.

J’allai passer une journée à Bistrica Klodzka pour rencontrer des volontaires européens que j’avais croisés en formation SVE à Sète. J’étais aussi curieux de voir comment fonctionnait cette organisation polonaise qui nous avait envoyé 10 Polonais et dont j’avais rencontré le responsable en Islande. Comme m’a dit  peut être avec raison mon amie, j’« arrive à trop de conclusion pour une seule journée ». Ma conclusion était que cette organisation est une petite mafia qui vit sur les fonds européens pour la jeunesse. Je découvre 10 Turcs en EVS short term pour un mois qui se tourne les pouces, une Française arrivée depuis deux jours et qui réalise dans quoi elle est tombée, c’est-à-dire, un pseudo projet environnemental où elle et les Turcs n’ont en fait rien à faire si ce n’est une animation d’une heure par jours, pour trois d’entre eux, dans une maison de retraite. Ils passent le reste du temps à regarder la télé ou surfer sur le net.

Le responsable ou le « Parrain », qui a toujours, même lors de sa visite en Islande, l’air de débarquer, ne vous répond que si vous l’appelez « boss ». Sa femme donne les cours de polonais : j’y ai assisté pendant une heure et elle se contente de lire des mots avec leurs traductions, chaque élève l’écrit dans sa phonétique puis donne sa feuille à son voisin qui les répètes tous à voix haute en se fessant parfois corriger sa prononciation… Sacré pédagogie. Mes camarades turcs m’ont fait part de leur inquiétude à l’idée de passer un mois dans ce bled. Une pauvre salariée de l’organisation, l’unique en fait, et là, gérant tout ce que son incapable de patron ne fait pas. Je la voie s’énerver un peu contre lui et il à l’air encore plus perdu.

En résumé, ce type soumet à l’UE des projets bien ficelés afin d’attirer des volontaires. Le projet validé, par l’Europe et intégré à sa base de projet, les volontaires arrivent pour découvrir qu’il n’y a aucun projet ou que celui-ci ne les fera travailler qu’une heure par jour. Le boss touchera de l’argent couvrant les frais artificiellement gonflés par des tickets de caisses sensés représenter les achats des volontaires. Il touchera aussi de l’argent pour le « training » qu’il est sensé donner au volontaire qui arrive et il donnera par là même occasion du boulot à sa famille.

Non content de se faire de l’argent avec les EVS, il demande à organiser des youth exchange ou des Euroweeks. Il demandera à un volontaire (en l’occurrence, mon amie) une semaine avant de faire le planning de la rencontre (sachant qu’un projet correct nécessite au moins un mois de préparation) . Cette organisation n’existe que pour pomper l’argent de l’UE. D’après mes amis qui sont dans la boîte depuis presque six mois, de nombreux volontaires se sont plains à l’agence nationale, mais celle-ci les à envoyer bouler. Elle a dit faire une enquête qui s’est résumée à la visite d’un gars au siège de l’organisation, mais rien n’a changé.

Pourquoi y a-t-il des volontaires polonais qui travaillent pour ce gars ? Simplement, car c’est un bon moyen pour eux de voyager en Europe, d’aller faire des youth exchange et passer de bon moment à l’étranger. J’avais déjà dis ce que je pensai du youth exchange auquel j’ai participé, mais plus j’en apprends, plus je suis écœuré de voir à quel point l’argent de ce programme européen est dilapidé inutilement et sans réel contrôle.

Pour changer de sujet, notez que je n’ai jamais vu autant de monde et de ferveur dans une église que celle de Bistrica. Même les jeunes étaient présents et se signaient en rentrant dans l’église où je suis rentré, attiré par les chants que l’on entendait du dehors. Ce genre de spectacle rendrait bien des curés français fou de joie vu la désertion de leurs églises. Au fait, Jean Paul II est partout ! Un type habillé de blanc vendait des petites photos de lui sur la place principale et des grands panneaux publicitaires annonçaient la sortie d’un film sur sa vie.

Cela m’aurait couté à peine 1 € de prendre le train pour Wroclaw, mais j’aime le stop et au final, cela marchait plutôt bien. J’avais en moyenne une attente de 20 minutes entre chaque voiture.

Arrivé à Wroclaw, je découvre une ville plutôt jolie. Ola me retrouve et nous allons chez elle. Elle vit avec ses frères et deux amis. La colloc’ est le meilleurs moyen de trouver un logement dans cette ville qui est une des plus chère de Pologne.

WroclawWroclaw

Note culinaire : J’ai très bien mangé partout où j’étais pendant ce voyage. La nourriture polonaise m’a surpris par la présence importante de pomme de terre. Les pierogis, sorte de ravioli au fromage ou à la viande sont délicieux ; plus spécial, j’ai testé du riz mélangé à du coulis de framboise ainsi qu’une omelette sucrée et enfin, le petit déjeuner copieux et varié. Je savais que les Polonais mangent beaucoup de viande, mais je ne m’attendais pas à en avoir dès le petit déjeuner. C’était oublier le petit déjeuner bacon — haricot blanc que prenait Robert, mon ami polonais et chauffeur en chef de Veraldarvinir.

Bon, revenons sur Wroclaw. C’est plutôt joli. Quelques similarités avec Prague, mais la présence de certains immeubles vieux et dégradés au milieu de maison « ancienne » font un peu tâche. La place du marché est superbe. Vous pouvez y trouver une grande brasserie en sous-sol qui dit-on produirai la bière sur place. Pirogi au resto universitaire, petite visite au jardin botanique, on grimpe en haut d’une des nombreuses églises pour avoir un beau panorama, on se prend une bière et retour maison. Nous ressortons pour une soirée avec des amis d’Ola. Vodka à l’honneur, on trinque « nazdrovie » une fois, puis deux, puis… j’ai arrêter de compter.

Quand je leur ai dit que je ne connaissais quasiment rien à l’histoire du peuple polonais avant la Première Guerre mondiale, deux d’entre eux se sont empressés de réparer mes lacunes. D’autant que, oh injustice, ils avaient eu à apprendre l’histoire de France d’avant la Première Guerre. Nous somme sortis et un tour de la place du marché plus tard, j’en savais bien plus… J’ai un peu oublié, mais disons que le peuple polonais existe depuis plus de 1000 ans et que Napoléon a été le premier à leurs donner un territoire, qu’ils ont perdus puis retrouvé après la Première Guerre puis perdus et retrouver à nouveau avec un petit changement de frontière qui a justement permis à Wroclaw, anciennement Allemande de devenir polonaise. Les Allemands qui y vivaient ont quitté la ville et demande aujourd’hui une réparation financière pour le patrimoine qu’ils ont dû laisser sur place. La fin de la soirée fut donc particulièrement instructive mais mes jambes ne fonctionnaient plus exactement comme je le voulais… Sans doute un des effets propres à la Vodka polonaise.

Je repartais pour Prague par la même route qu’à l’aller. J’y passais le weekend avant de partir pour Bratislava. J’y arrivai le soir et retrouvais Lukas, un ami avec qui j’avais géré un camp en Islande, Jagoda, leader polonaise du youth exchange en Slovaquie et Susanna qui y participait. J’avais déjà visité Bratislava donc je ne m’y suis pas attardé, il faisait déjà nuit. Le Slovakpub est le coin à connaître si vous voulez manger un plat typique genre, une soupe à l’oignon servie dans un pain. Après la soupe, on peut toujours manger le pain. C’est nourrissant est très bon.

Autriche

Le lendemain, je partais pour Milan. Il me fallait passer par Vienne. Des Russes en voyage de noces m’y amenèrent non sans quelque détour à cause d’un GPS fou (J’ai rarement vu un GPS ne pas planter quand je suis dans une voiture). Ils me posèrent sur le périphérique. J’ai un mauvais feeling avec l’Autriche de par mon expérience de l’année dernière, le seul pays où je me suis fait virer quand je dormais dans la rue et le stop n’était pas facile du tout. La police arriva quinze minutes après, un petit coup de sirène et deux policiers pas rigolos me demandèrent mes papiers, « non, je ne parle pas allemand » décidément… Bon, j’ai eu de la chance, car ils se contentèrent de me dire de partir en m’indiquant un endroit ou faire du stop avant le périphérique. J’y allais, mais l’endroit n’était pas vraiment bon, après deux heures d’attente, je décidais de retourner marcher sur le périph. Je trouvai un bon coin, mais une autre voiture de police arriva. Ils me dirent de partir, mais vu qu’ils avaient l’air sympa et que l’un d’entre eux parlait anglais, je leur demandais s’« il n’y avait pas une station-service dans le coin où je pourrai faire du stop. Ils me dirent “oui” et un peu gonflé, je leur demandais s’ils pouvaient m’y amener… Dix secondes de palabre entre eux et ils acceptèrent. Vraiment sympa, et puis le trajet fût plutôt marrant, l’un des policiers se rappelait de quelques mots de Français… Ils me déposèrent à la station-service et après 30 min, quelqu’un me proposa de m’emmener 30 km plus loin, assez pour que je puisse trouver une station-service sur l’autoroute. Là bas, je trouvais un gars qui allait direct en Slovénie. C’était un DJ, ingénieur du son et anarchiste qui allait y voir sa copine. Après avoir passé quatre heures à attendre à Vienne, je filais à 160km/h sur la Slovénie. Cinq cents kilomètres et de bonnes discussions sur un fond de Metal hardcore ou soft (Type of Negative, vous connaissez ? ) je me faisais déposer à Kopper, juste à la frontière avec l’Italie. Je trouvai un grand jardin potager et un petit abri où je me posai.

Abri

Abri de Kopper

Je ne prenais pas la peine de monter la tente, le sursac suffit. La nuit était chaude  et pluvieuse. Ce fut sans doute une de mes meilleures nuits depuis mon voyage.

Italie

L’Italie n’est pas facile pour le stop. J’allai passer la journée à atteindre Milan. En partant de Slovénie, je fus pris après une minute pour arriver à Trieste puis une autre minute d’attente pour aller jusqu’à Vérone. Je n’étais pas à plus de 250 km de Milano et il n’était que 11 h. J’allai néanmoins connaître mon unique jour un peu difficile. Il me fallut une après-midi pour atteindre Milan. Un gars me prit, mais il y eut une incompréhension sur le mot “station”, car il me déposa à un péage alors que je lui avais demandé une station-service. J’allai passer 2 heures sous une grosse pluie à attendre qu’on me prenne et à me faire virer du péage par la police. J’y restais quand même. Faisant le tour par derrière, les employés du péage eurent un peu pitié de moi et m’offrir à manger du raisin… C’était sympa de discuter avec eux. Une idée me vint à l’esprit… un peu tard quand même, mais bon, j’allais retourner à une station-service Autogrill, car celles-ci ont souvent des ponts pour traverser de l’autre côté où il y a une autre station qui sera elle dans le bon sens. Quelque voiture était garée à proximité et j’ai trouvé un couple qui accepta de m’emmener. Je trouvai une station avec un pont non loin et je recommençais mon stop en interpelant directement les gens. Une heure plus tard, entouré de gens dont je n’étais pas sur d’avoir demandé la destination, je m’exclamais “il n’y a donc personne qui va à Milan ?” et là un gars me dit “Mais si, viens !”. Me voilà en route dans un camping-car avec huit supporters de foot, car il y avait un match ce soir. Bonne ambiance dans le camping-car. Chanson de fouteux et partie de cartes. Ils me laissèrent à proximité d’une ligne de métro pourtant pas si simple à trouver, car sur les trois personnes que j’interrogeais, dont deux policiers, j’ai eu droit à trois directions différentes. Bon, je m’en suis sorti.

La nourriture italienne n’a rien à voir avec celle d’Europe centrale, ce fut agréable de changer un peu. J’appris que le soir même, le parlement italien votait la réforme de l’éducation dont la teneur est à peu près la même que celle qui avait eu lieu en France. On ne renouvelle pas la moitié des postes, on taille dans le budget, etc. Je décidais d’aller manifester le lendemain ce qui allait en même temps être l’occasion de visiter le centre de Milan. La manifestation fut un succès malgré la pluie et je découvris une ville superbe.   Ce fut l’occasion de rencontrer par hasard et au milieu de milliers de personne un ancien volontaire italien de Veraldarvinir ainsi qu’un participant du youth exchange en slovaquie : le monde est si petit. Je repris aussi contact avec la réalité de la bière de l’ouest : C’est cher, pas exceptionnel et les verres sont tout petits, bref de l’arnaque.

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La manifestation

France

Je repartai le lendemain matin pour Chamonix via le tunnel du Mt Blanc. Je fus pris après une heure d’attente dans la station-service que j’avais repéré avant sur google map (très utile en stop pour sortir des villes). Le gars était australien, il était en voyage d’affaire et se faisait accompagner par un vieux français. Il cherchait à acheter des grosses presses métalliques pour son usine en Australie et visitait des entreprises dans toute l’Europe pour les voir en actions avant d’acheter. Le français était un chaudronnier à la retraite, il ne parlait pas anglais, mais l’Australien parlait un peu français. L’Australien me demandait parfois de faire la traduction entre eux deux.Un voyage vraiment sympa et instructif d’autant que je compte bien aller un jour en Australie.

La région du Val d’Aoste est magnifique et je découvrais les Alpes pour la seconde fois depuis plus de 15 ans. Une fois le tunnel traversé, je décidais de rejoindre le village de mes amis par une petite marche, le temps de me faire surprendre par la nuit et d’arriver au village qui s’étend le long d’une route sur plusieurs kilomètres. J’ai trouvé les gens vraiment serviables dans ma quête de la route de la croix que personne ne connaissait. Je suis allé dans une agence immobilière pour la trouver et réaliser qu’il faudrait que j’y aille en stop si je ne veux pas y passer 30 minutes à pied. Une voiture me prit presque tout de suite et j’arrivai à destination.

Je passai trois jours avec ce couple d’amis et leur bébé. Sortis escalade le premier jour puis randonner les deux jours suivant, le tout dans des paysages automnaux superbes avec le Mt Blanc à proximité. Retrouvaille bienvenue avec du fromage très odorant et gouteux… J’ai néanmoins trouvé une limite sous la forme d’un fromage dont juste le contact des doigts avec la croute obligeait à se laver les mains quasi immédiatement tellement l’odeur était infâme.

Je m’en mettais plein les yeux avant de repartir pour le sud et la pluie…

Chamonix« Plein les yeux »

Oui, depuis le début de ce voyage, j’ai beau temps sauf au sud de la France et en Italie. Arrivé à Aix  je fais la rencontre d’un gars raciste et de sa famille qui me dit qu’il ne m’aurait jamais pris en stop si j’avais été black ou beur. Il me raconte sa haine de ceux qui “crachent sur la France”, “ne chante pas la Marseillaise au match de Foot ” et “viennent occuper des plages qui étaient avant bien fréquentées”. J’ai au début cru qu’il rigolait, mais il était sérieux. Passons, c’était un peu dur à entendre. Après une étape à St Maximin (dégustation de vins d’orange, de céleri et sureau), j’allai une soirée sur Montpellier puis une autre vers Bordeaux (dégustation de Whisky) pour voir des amis rencontrés en Bosnie et en Islande. Le trajet bordeaux – rennes se fit en une journée et deux voitures…Plutôt efficace.

Mon voyage s’arrête momentanément pour une étape de quatre jours chez mes parents, le temps de laver les vêtements, voir les amis dans le coin et le 12, je repars pour Londres en stop via le tunnel.

Notes : Je parle beaucoup de nourriture dans ce post. Ce n’est pas forcément très intéressant pour vous mais j’écris ce blog comme un carnet où je mets ce que je souhaite retenir de mon voyage… Il faut croire que la nourriture eu une place importante durant ce mois ;). Après, vous remarquerez sans doute que je reste évasif sur certain point ou rencontre. Ce n’est pas forcement que cela était moins bien ou intéressant, c’est simplement que, parfois, je ne souhaite pas TOUT partager avec vous, lecteurs.

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